03.03.2012

Rien ne change depuis le 22 janvier.

En effet depuis le 22 janvier dernier, les graphiques des balises sismographiques de l'IGN espagnole, n'ont de cesse d'afficher une activité magmatique récurrente sous les îles Canaries.

Assez étrangement, cela concerne certaines îles et non pas l'entièreté de l'archipel. Lanzarote et Ténérife semble être comme qui dirait, à part. Par contre sous Fuerteventura, Gran Canaria, La Gomera et La palma, les graphes montrent une évidente activité magmatique. Quant à El Hierro, il va son petit bohomme de chemin, avec par-ci par-là un peu de secousses relativement modestes mais peu d'activité volcanique comme il y a quelques temps.

L'accentuation des séismes qui secouent l'Europe de l'ouest (France, sud Espagne) ainsi que la dorsale Atlantic, me laisse perplexe quant à une recrudescence de l'essaim sismique aux Canaries, ce qui pourrait conduire, à une réelle éruption, aérienne cette fois. Tant que c'en reste aussi modéré qu'actuellement, ce n'est rien, mais il suffis d'une bonne secousse près de Gibraltar, côté Portugal, pour mettre le feu aux poudres. Le bassin est de la Méditerranée, n'est pas en reste non plus ! Et constitue à lui seul un risque potentiel non négligeable de voir venir un gros séime. 

Ce qui intrigue les spécialistes, c'est l'essaim sismique que connaît actuellement, les Hautes Alpes françaises, dans la région de Barcelonnette. On a ressencé pas moins de 17 secousses en à peine un mois, le plus fort, 4.8 le 26 février, ne peut laisser indifférent, d'autant que cette région est mitoyenne à une où l'attention est vive, la Provence traversée par plusieurs failles susceptibles de s'agiter à leur tour.

02.02.2012

Un communiqué qui fait froid dans le dos ! Sera-t-il suffisamment pris en compte ?

Communiqué de "GEOCHANGE" ONU.

Communiqué de "GEOCHANGE" sur les questions des changements globaux de l'environnement, pour présentation à l'ONU, l'Union européenne, organisations internationales et les gouvernements des États.

Ce communiqué est présenté au nom des chefs d'organisations internationales, des instituts scientifiques et les centres, scientifique et technique des entreprises et des scientifiques de différents pays.

"GEOCHANGE" employé dans le présent communiqué se réfère aux changements naturels de l'environnement résultant de facteurs endogènes, exogènes et cosmiques et avoir des conséquences négatives pour le développement stable de l'humanité.

Actuellement, plusieurs faits scientifiques indicatifs de l'évolution croissante de l'environnement et leur caractère global ont été collectés. Ces changements indiquent une accélération du taux de croissance de l'activité géodynamique, qui est exprimée, en particulier, que les séismes et éruptions volcaniques. Il ya un risque élevé que l'ampleur de l'impact des facteurs géologiques sur le changement climatique va être sous-estimée. L'intensification de l'activité endogène périodique de la Terre conduit à un dégazage du manteau accrue et d'émission de gaz de serre chaude d'origine géologique dans l'atmosphère, provoquant le réchauffement climatique.

Faits alarmants au sujet d'un drastique (plus de 500%) l'accélération de la dérive du Nord de la Terre pôle magnétique depuis 1990 non seulement avoir des conséquences catastrophiques pour le changement climatique global, mais aussi témoigner de changements significatifs dans les processus énergétiques dans les noyaux intérieurs et extérieurs de la Terre responsable de la formation du champ géomagnétique et de l'activité endogène de notre planète.

Le rôle de la magnétosphère de la détermination du climat de la Terre a été prouvé scientifiquement. Les changements dans les paramètres du champ géomagnétique et de la magnétosphère peuvent conduire à une redistribution des domaines de la formation des cyclones et anticyclones, affectant ainsi les changements climatiques mondiaux.

Cataclysmes naturels peuvent, dans un court espace de temps, provoquer des conséquences catastrophiques pour des régions entières de notre planète: beaucoup de gens vont mourir, les populations de grands territoires seront privées d'abri et de moyens de subsistance, les économies des Etats seront détruites, et les grandes épidémies à grande échelle de maladies infectieuses graves se produisent. Actuellement, la communauté mondiale n'est pas prête à affronter un tel développement des événements qui est assez probable. Pendant ce temps, des périodes de hausse significative de l'activité endogène ont été observés à plusieurs reprises durant la vie géologique de notre planète et, selon de nombreux indicateurs géologiques, la période suivante est déjà commencée.

Les cataclysmes naturels menant à un grand nombre de victimes et de destructions massives dans un pays ou un autre sont généralement accompagnés d'une assistance internationale gamme de différentes organisations humanitaires internationales et les États individuels. Cependant, durant la période de grande ampleur des cataclysmes naturels, un spécial international, un mécanisme juridique, administrative et financière sera nécessaire pour la gestion et la coordination des actions de secours, de restauration et d'autres organisations internationales menées dans des zones de catastrophe naturelle.

Beaucoup de pays peuvent se vanter les connaissances scientifiques accumulées et l'expérience dans la prévision des différents cataclysmes naturels. Dans le même temps, dans la plupart des cas, il n'y a pas de règles précises pour prendre des décisions et précisant notamment les actes par les organismes d'État lorsque le besoin est indiqué par des prévisions de cataclysmes naturels possibles. Des décisions erronées et des actions non coordonnées des structures gouvernementales et internationales lors de la réception de ces prévisions peuvent apporter à la population de panique et la désorganisation des actions menées par les organismes d'État et les services de secours. Il a non seulement diminue l'efficacité de la préparation à des cataclysmes naturels, mais peut aussi causer des complications de la situation sociale et morale et psychologique dans les régions de l'cataclysmes attendus.

Pourtant, le développement de normes et de règles précises pour la prise de décisions par les gouvernements suivants la réception des prévisions permettra d'accroître l'efficacité des opérations de sauvetage et les travaux de restauration et de réduire le nombre de victimes et les dommages causés par les catastrophes naturelles.

TENANT COMPTE ce qui précède, le Groupe d'Initiative SUR LA QUESTION DES CHANGEMENTS DE L'ENVIRONNEMENT MONDIAL "GEOCHANGE" propose:

Pour adopter une Convention-cadre des Nations unies sur le changement global de l'Environnement.

Pour étendre les fonctions et la composition du GIEC (Groupe intergouvernemental sur le changement climatique) et de changer son nom à l'IPEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution de l'environnement), avec l'inclusion supplémentaire de volcanologues, sismologues, géophysiciens, géologues, le climat d'espace et d'experts du droit international. De charger le programme IPEC de:

Élaborer un programme international de l'ONU pour l'étude et la prévision des changements environnementaux mondiaux.

Développer les normes juridiques internationales et les mécanismes pour une gestion efficace et la coordination des actions des gouvernements des pays et des organisations humanitaires internationales lors de la réception des prévisions de cataclysmes naturels.

Établir un centre international de l'ONU pour la prévision et la surveillance des cataclysmes naturels (IC FMNC).

 

22.01.2012

Que c'est-il passé ce 22 janvier à 06h37, sous les Canaries ?

Cela fait quelques jours consécutifs que j'observe les graphiques de l'IGN espagnol du moins en ce qui concerne les Îles Canaries. Il apparaît clairement qu'il y a une activité sous le plancher de cette région. Bien étrange est-elle car si l'on se base sur la carte géographique, il y a lieu de se poser des questions.

-Lanzarote : Activité moyenne à partir de 06:38 durant 2 minutes suivie de trois autres moindres secousses durant le reste de l'heure. Ce signal semble être le reflet de celui de Fuerteventura.

-Fuerteventura : Début d'activité vers 06:04 très faible, et s'intensifie à 06:37 et max à 39, suivi de plusieurs ondes moins fortes successives et s'espaçant de plus en plus durant l'heure suivante, dernier signal à 07:47.

-Gran Canaria : Ici le signal continu est déjà plus intense que dans les deux stations d'avant, quant au signal qui nous intéresse, il est moins fort que sur Fuerteventura, mais malgré l'éloignement il reste bien marqué même durant l'heure suivante.

-Ténérife : Un très, très faible signale est à peine perçu pour l'heure concernée.

-La Gomera : Alors que cette île est située à l'ouest de Ténérife où le signal est très peu perçu, ici le signal est enregistré avec la même intensité qu'à Fuerteventura

-La Palma : Seul le signal le plus intense y est enregistré, c'est-à-dire le signal de 06:37 à 39 le reste du signal est nettement plus faible. Mais ici à 07:58 il y est enregistré une petite activité sismique non enregistrée sur aucune des autres îles de l'archipel.

-El Hierro : Hormis son activité magmatique variante, et ses secousses sismiques sporadiques, à l'heure, il n'y a aucun signal enregistré ni même celui de La Palma de 07:58. Cliquez sur les graphiques pour agrandir dans une nouvelle fenêtre.

Fuert.JPGgranca.JPGten.JPGten.JPGlagom.JPGlapalma.JPG
elhierro.JPG

 Carte de l'archipel et l'intensité du signal perçu dans chacune des îles : 

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12.12.2011

El Hierro, première fois depuis mi-juillet, l'IGN.es n'a pas enregistré de séismes.

LA SITUATION EST PREOCCUPANTE A EL HIERRO ! Ou l'IGN ne sait pas de quoi il parle ou alors, il est aveugle, jugez par vous-même ce qui suit.

L'IGN.es a informé le PEVOLCA que samedi aucun tremblement de terre n'avait été enregistré sur El Hierro ! (Tient tient, bizarre). Voici les graphiques de Samedi 10 et de dimanche 11/12/11. Je ne sais pas ce qui leur faut, mais là les images parlent d'elles-mêmes !

samedi 10 12.JPGDimanche 11 12.JPGDe par un collaborateur sur place, ces secousses ont bel et bien été enregistrées, mais pour ne pas ameuter ni la population insulaire, ni l'opinion internationale, elles ont été classifiées comme "tremblements HARMONIQUES" !!! Or, ce terme est utilisé que dans le cas où ce signal est émis par un "fort séisme", s'étant produit à des milliers de kilomètres de l'enregistrement. Ici ce n'est vraiment pas le cas.

Vu la fréquence plutôt serrée, des signaux il s'agirait de "TREMORS HARMONIQUES" ce qui  signifierait qu'une remontée de magma et une éruption imminente va se produire. Et comme il est repris dans la déclaration sur Canaries7.es, ils peuvent durer de quelques minutes à quelques jours et là ça devient précis, leur fréquence varie entre 1 et 5 Hz(voir ci-dessous, article canaries7.es). Une telle présence sur les sismographes, appelle les autorités à procéder à l'évacuation de la population environnante. Ce qui n'est manifestement pas le cas ! Qu'attendent-ils ? Dans leur déclaration, ils font eux-mêmes état de 1 à 14Hz !!!

 

Canaries7.es : El Instituto Geográfico Nacional (IGN) ha informado al Plan de Protección Civil por Riesgo Volcánico (PEVOLCA) que el sábado no registraron sismos en El Hierro, algo que acontece por primera vez desde que el pasado 17 de julio comenzaron los movimientos en la isla.

En un comunicado remitido este domingo se asegura que desde que el 17 de Julio de 2011, cuando comenzaran los movimientos, se han localizado un total de 11.930 eventos.

Según el IGN, el nivel de tremor mantuvo pulsos de intensidad variable, cada 5-10 minutos en los ratos más activos, con frecuencias discretas contenidas entre 1 y 14 Hz y una duración media de los mismos en torno a los dos minutos.

 

Selon IGN, le niveau de tremblements resté impulsions d'intensité variable toutes les 5-10 minutes en périodes les plus occupées, avec des fréquences discrètes comprises entre 1 et 14 Hz et une moyenne d'entre eux dans environ deux minutes.


09.12.2011

Tungurahua, serait-ce le Yellowstone de notre ère ?

Tungurahua du Quechua, "gorge brûlante", d'autres noms lui sont attribués tels, le "Géant Noir", le " Colosse", stratovolcan de 5023 m et en activité constante depuis 1999. Situé qu'à 140 km de Quito la capitale.

Hormis le risque de coulées de lave ou pyroclastique, c’est l’explosivité de ce volcan qu’il faut redouter.
En effet, avec ce stratovolcan on se retrouve dans les temps très reculés de Yellowstone, car la caldeira du même nom, est le résultat de l’effondrement d’un stratovolcan identique à celui de Baños, qui lui est encore plus haut de près d’un kilomètre. Quand on connaît le volume de cendres expulsées dans l’atmosphère, à Yellowstone, ça laisse dubitatif pour l’Ecuador, mais aussi pour toute la planète. 
Eyijafjoll, est du pipi de chat à côté du Tungurahua.

01.11.2011

El Hierro, la suite.

La journée de dimanche 30 octobre le nord-ouest de l'île a enregistré pas moins de 93 séismes, et ce 31octobre, c'était 153, tous étaient situés entre 20 et 24 km de profondeur et forment une ligne dans le sens NNO-SSE se prolongeant sous l'île vers l'éruption de La Restinga qui a émis dimanche, des matériaux pyroclastiques à la surface de l'eau.

Pour le PEVOLCA par l'entremise de sa porte-parole, Ana Vidal, il n'est pas d'actualité de voir une éruption dans l'immédiat. Seulement voilà, si ce n'est pas le cas, en revanche la série de séismes de ces dernières heures, démontre via le GPS qu'ils s'étendent plus au NNO mais restent toujours en ligne et à 20 à 25 km de profondeur. Cela laisse perplexe les experts (?), néanmoins lorsque j'analyse les données, il apparaît clairement que la faille née lors des prédents essaims sismiques, est en train de s'accentuer en longueur mais aussi en largeur. Il semble évident que la chambre magmatique se développe, mais reste stable en profondeur, le magma ronge les parrois, engouffrant les roches qui s'en désolidarisent.

A partir du moment où les séismes reprendront de l'altitude, il sera dès lors urgent d'envisager l'évacuation de la population de La Frontera, et au cas où ils se produiraient sous l'île, ce sera toute sa population qu'il faudra évacuer,   et émettre une alerte pour tout le pourtour de l'océan Atlantique. En effet au vu des données, le pire des scénari, n'est plus à exclure, au moment où une brêche devrait se former sous l'île, le risque de la voir exploser deviendrait considérable, avec toutes ses conséquences.